L’important c’est le message
De façon traditionnelle, les joueurs cachent leurs cartes une fois remportée une main. Mais il est possible de les montrer. Le faire présuppose une bonne dose de rélfexion: que voulez vous montrer?
Il faut savoir quel message passe au moment où l’on révèle sa main: on indique aux autres comment le coup entier a été monté, si c’était un bluff ou non, et quelle dose de risque vous jugez acceptable. Mais dans une optique différente, cela peut servir: déstabiliser l’adversaire, mentir sur sa façon de jouer habituelle… Des situations qui sont rentables à condition de bien embarquer les autres dans le mouvement. Ils savent ce que vous montrez, mais pas forcément pourquoi vous le faites…
les probabilités à retenir
Le poker et les mathématiques s’entendent bien. Pour jouer simplement, il faut avoir en tête certains chiffres. Avec une paire en main, il y a 12% de chances d’obtenir au moins un brelan au flop.
Avec Roi-Roi ou As-As, vous avez 70% de chances d’avoir la meilleure main au flop… Intéressant, mais évident étant donné la puissance de ces paires. Plus sérieusement: avec un tirage couleur au flop, vous avez une chance sur trois de tirer une couleur à l’abattage, il faut donc que votre mise soit inférieure à 1/3 du pot pour que votre coup soit rentable.
Enfin, vous avez 10% de chances seulement d’obtenir deux cartes supérieures à 10 au tirage, profitez en bien.
La cohérence dans le jeu
Au poker, les joueurs ont chacun une façon d’approcher les mains et de les jouer qui permet de déterminer leur niveau assez rapidement. Une fois analysé le type de jeu de chacun, il faut entrer dans leur logique et les surprendre.
Il faut savoir jouer sur son image et sur ce que vos adversaires anticipent de vos réactions: vous voient ils comme un joueur prudent, frimeur ou dangereux? A vous de saisir ces subtilités, de faire rentrer les autres dans ce jeu avant de changer d’optique. Un jeu trop linéaire est prévisible à moyen terme. Evidemment, ces considérations valent pour des tables physiques. En ligne, la donne est différente.
As-huit: dead man’s hand
Un peu d’histoire. Wild Bill Hickock, l’une des plus fines gachettes de l’Ouest et joueur invétéré de poker, s’est fait abattre alors qu’il gagnait avec As-huit en main.
Ce jour là, la légende veut que pour une fois il ne se soit pas assis dos au mur, à cause d’une salle comble. Cette erreur lui a valu une balle dans le dos. C’était en 1876, mais sa main reste connue comme celle de l’homme mort: dead man’s hand, et Wild Bill est rentré au panthéon des joueurs de Poker. il est dit que les cartes sorties jusque là étaient un autre As et un autre huit… On ne connaitra jamais la dernière.
Les noms des mains au Texas hold’em
Chaque combinaison de deux cartes différentes au Texas hold’em a son petit nom et son histoire. tous les joueurs ont leur favorites, voici un florilège de celles qu’il est important de connaitre.
La première et la plus importante, la paire d’as: American Airlines, en clin d’oeil aux deux A que l’on voit dans sa main une fois tenue. c’est la main la plus puissante avant le flop. On l’appelle aussi Bullets ou Rockets.
En descendant dans l’ordre: As-roi, récemment surnommée Anna Kournikova: une très jolie main mais qui gagne rarement. En effet il est nécessaire d’obtenir un autre As ou un roi pour qu’elle prenne de la valeur.
La suite au prochain numéro!